Ceux qui me connaissent bien n'ignorent pas qu'un de mes passe-temps favoris est le matage de gueux. Mon déménagement fini, j'avais aujourd'hui deux heures à tuer à la gare saint-charles, et, je n'ai pas peur de le dire, c'est une éternité. Lisant alors un des seuls journaux qui attirent encore mon intérêt, le canard enchaîné (comprenne qui pourra), je dégustais mes sandwichs, m'amusait de la malhonnêteté de Sarko et de TF1, lorsque deux vieux gars ont fait une apparition remarquée. la quarantaine approchant, ces deux racailles étaient entrain de se demander à quelles stagiaires sncf ils allaient faire une cour assidue. Tout d'abord, leur choix s'orienta vers deux jeunes arabes, probablement mineure, dont la tenue sncf masquait tout à fait les formes, si bien qu'on ne pouvait aucunement décider si elles étaient moches ou baisables. Désorientés par le monde, le nombre de voies qui dépassent la dizaine, notée tantôt par des numéros, tantôt par des lettres, nos deux racailles allèrent demander conseil à ces deux jeunes filles dont le sourire indique qu'elles sont employées les mercredi après midi après le collège. N'ayant pas bien compris les indications des deux gueuses, les vieux gars redemandaient pour être bien sûrs, avant de demander finalement, où habitaient les gueuses. Ne perdant pas leur sourire, les deux jeunes filles répondirent. Puis vint la fatidique question: ont elles un copain. Gloussant telles des gueuses acceptant la danse nuptiales du vieux gars, elles répondirent une nouvelle fois, par la négative. Prenant de l'assurance, nos vieux gars parlaient de plus en plus forts, passaient leur temps à sourire pour exhiber leurs dents en or, et sentant qu'ils pourraient peut-être se faire sucer dans les toilettes de la gare pour 20 cents, ils continuèrent à s'intéresser à la vie des deux gueuses. Malheureusement, c'est alors que survint un vieux, un vrai, un qui ne fait pas semblant. Il s'imposa rapidement comme l'interlocuteur privilégié des deux gueuses, qui trouvèrent en lui un sûr refuge. Cet homme posait les mêmes questions que les deux vieux gars, voulait savoir où était son train, le faisait répéter car il est trop vieux. Puis dit qu'il allait là bas, rejoindre ses enfants et petits enfants, et il demanda alors où les gueuses habitaient, si elles étaient mariées, arguant que sa petite fille venant de se fiancer. Sentant son corps défaillir, il termina par demander aux deux gueuses où il pouvait trouver des toilettes et si elles pouvaient l'accompagner...
Même si l'expérience donna raison au gars vieux dans cette affaire, notons toutefois que la persévérance est l'arme la plus fatale du vieux gars. Car après s'être fait piquer leurs gueuses par un vieux gars qui les domine par sa technique et sa grâce, ils sont allés recommencer leur danse nuptiale auprès de deux jeunes collégiennes effectuant leur stage en entreprise à la SNCF.
Même si l'expérience donna raison au gars vieux dans cette affaire, notons toutefois que la persévérance est l'arme la plus fatale du vieux gars. Car après s'être fait piquer leurs gueuses par un vieux gars qui les domine par sa technique et sa grâce, ils sont allés recommencer leur danse nuptiale auprès de deux jeunes collégiennes effectuant leur stage en entreprise à la SNCF.
