Je reprendrais bien une sangria!

Je reprendrais bien une sangria!
La dernière fois que j'en avais bu une c'était, à n'en pas douter, dans le bus de Cachan, en direction d'une plage merdique ou encore d'un camping. J'ai eu enfin l'occasion de goûter de la sangria espagnole lors de mon séjour à Madrid au courant du mois d'août.
Que retenir de Madrid: tout d'abord c'est une charmante petite ville! A peine plus grande que Rouen. Je m'attendais à l'immensité d'une capitale européenne, après mes séjours à Istanbul et à Moscou, elle m'a paru microscopique. Cependant, à l'instar de Rome, il s'y trouve de très charmant parcs où ont pu tranquillement passer une après midi lorsque le soleil nous oppresse. Mais décidément, ce que je retiendrai, c'est la sangria! Qu'elle soit servie sur une place à l'ombre d'un parasol ou dans une cave glauque, en verre ou en pichet, c'est toujours le même délice.
Quant à sujet qui intéresse ici le lecteur, à savoir si les filles sont bonnasses ou pas: non, il n'y a rien à en tirer! C'est, après l'Angleterre, mais pas de très loin, l'endroit que j'ai visité où les filles sont les moins jolies, au grand plaisir de Boubi!
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# Posté le jeudi 30 août 2007 04:59

Modifié le lundi 03 septembre 2007 08:29

Je suis venu te dire que je m'en vais

Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes, Moscou, n'y pourront rien changer! D'ailleurs, quelles larmes? Il fait étrangement très beau depuis une semaine, à croire que mon amie se moque de mon départ.
Ce séjour aura été marqué par deux évènements majeurs: ma rencontre avec les "оги", et ma rencontre avec l'économie. Les premiers sont des charmants endroits enfouis dans la terre, à l'image du FAQ café, mais ayant des airs de cantines, une bibliothèque bien garnie, et une ambiance, j'imagine, conviviale au possible les soirs d'affluence. Malheureusement, ce fourbe de Michel a attendu qu'il ne me reste plus de week end pour me parler de ces endroits. Je n'ai donc d'autre choix que de revenir à Moscou, quelle misère!
Les économistes sont de charmantes personnes aux pieds sur terre, et non pas ces monstres d'indifférence que je pouvais imaginer. Certes j'ai connu de très bons exemples d'économistes de tous types (Bonux le bel, Maelys le Muffin, Richard le tombeur, Kenza la naine...), mais je n'étais pas prêt à l'époque à ouvrir mon coeur à l'économie. Après avoir longtemps considéré l'économie comme le dernier refuge des sophistes, il m'apparaît aujourd'hui qu'il s'agit ni plus ni moins d'une science comparable à la physique, mais qui présente l'intérêt qu'on peut encore saisir les concepts par le bon sens et la raison. Je présente par conséquent des excuses publiques à tous les économistes que j'ai pu blesser par des paroles raisonnables à leur encontre.
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# Posté le jeudi 19 juillet 2007 02:49

Moskau! 1, 2, 3, 4!

Moskau! 1, 2, 3, 4!
Moscou m'accueille depuis une semaine pour la quatrième fois, et j'ai déjà pris rendez vous pour la cinquième fois, en septembre 2008! Même si le temps est pourri (pour changer T_T), je reviens ici toujours avec le même plaisir. Lorsque j'entends parler de la loi sur l'extrêmisme, mes russes me disent que c'est normal, que c'est bien. Lorsque je vois des policiers importuner des villageois, on peut être sûr que ceux-ci ont l'air de venir tout droit d'une région du sud de la Russie. Lorsque je vois des hommes dans le métro, ils paraîssent toujours partir pour leur dernier voyage. Bref, rien n'a changé. Bien sûr, mon "sidmoï kontinent" est plus neuf, plus beau, plus cher. Bien sûr, mon magasin de dvd s'est changé en sex shop (peu garni d'ailleurs). Mais tout cela est négligeable. L'âme de cette ville est égale à elle-même, et je me régale ici.

PS: photo non contractuelle (2 ans déjà T_T)

# Posté le lundi 09 juillet 2007 04:17

Regensburg!

Regensburg!
Voilà, c'est décidé! Enfin, je ne crois pas que j'ai décidé quoi que ce soit en fait. Je me suis laissé porter par le souffle de la vie, et il va me conduire en Allemagne, loin de Sarko der Erste, à Regensburg, au royaume des saucisses et de la bière.
Pourtant, cette fois encore, l'inertie me retenant à Paris fut redoutable. Et c'est cela qui a rendu à cette situation inéluctable un statut de choix. J'ai en effet pu choisir entre partir en Allemagne et pourrir une année, voir plus, à ma moitié, ou bien rester, et me pourrir une année, voir beaucoup plus, et sans doute faire une croix sur la carrière de mathématicien.
Je vous donne rendez vous à tous, à Munich pour l'Oktober fest, ou bien à Regensburg, quand vous voulez!

# Posté le vendredi 06 juillet 2007 08:31

Modifié le lundi 09 juillet 2007 02:47

GAeL

GAeL
Ca y est, ma conférence à Istanbul est terminée. Je reste encore 4 jours, mais ce ne sera plus pareil. Pour ceux qui l'ignoreraient, ces conférences sont un lieu de rencontre pour mathématiciens en devenir et non un endroit où on apprend des maths. On passe une semaine entre pédés, à assister à des conférences où on essaie, ou pas, de saisir des idées au vol, puis on profite des pauses cafés pour boire des bières, et des soirées pour se rencontrer et se raconter nos vies. A la fin de chacune d'entre elles, on déprime nécessairement: on sait qu'un jour on va vieillir, et que ces moments se feront de plus en plus rares. Ce qui est d'ailleurs quelque peu stupide, c'est qu'on avance parfois ces moments comme arguments en faveur du métier de mathématicien, alors que, si j'en crois ce que mes yeux me montrent, cela ne concerne principalement que le début de carrière. Quoi qu'il en soit, c'est une des raisons qui me motivent réellement à faire des maths.
Quant à la ville, mon impression, d'abord réellement négative, s'est transformée peu à peu en un sentiment d'admiration, voire d'amour pour cette cité. Ma première journée à Istanbul n'a pas été bonne. Quoi que je faisais, où que j'allais, je ne pouvais pas m'empêcher de penser que cette cité a été jadis le centre du monde, qu'elle a été pillée, dénaturée, vampirisée par l'empire Ottoman, au point de la renommer au siècle dernier. L'endroit est pourtant charmant. Nulle autre ville ne peut se vanter d'être bâtie en un pareil endroit. Elle mêle vestiges vieux de 1500 ans et barres pourries en constructions, on y voit des pêcheurs sur tous les ponts (à se demander s'ils ont développé une sorte d'immunité aux eaux polluées du Bosphore), on peut y apprécier les mac turco: cette ville avait tout pour me plaire. Et à mesure que j'y ai passé du temps, je suis finalement tombé sous son charme. Tout d'abord, mais je le savais déjà, le Turc est un homme qui connaît l'hospitalité. Je ne me souviens pas avoir payé quoi que ce soit en la compagnie d'un Turc, que je sois à Regensburg ou à Istanbul. Il est également agréable de se poser à la terrasse ou sur le toit des cafés, et de se miner à la Raki (i dur; rien à voir avec la Rakia bulgare cependant). Pour moi qui suis devenu agoraphobe en France, car je déteste entendre ce que mes compatriotes ont de stupide à se dire, je n'ai pas ressenti de gêne dans cette ville bondée de quelque 15 millions d'habitants. Hier, je me suis changé en guide touristique d'Istanbul, j'ai pris plaisir à raconter l'histoire de la ville, en particulier celle de la 4eme croisade qui montre à quel point l'occident méritaient leur surnom de "Francs" (donné conjointement par constantinople de les turcs), et qui d'ailleurs, a réduit la ville qui à l'époque comptait un million d'habitant, à une ville pas plus grande que Rouen. Et je me suis par là approprié l'endroit (merci la nouvelle star grâce à qui je dis des banalités pareilles), tout comme je me suis approprié moscou. Constantinople est devenue un autre chez moi, une place où je prends plaisir à passer du temps, une place où je me sens bien, une place où je reviendrai.



# Posté le dimanche 24 juin 2007 07:28

Modifié le lundi 09 juillet 2007 03:15